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Direction  Artistique
Anne-Cécile Vandalem – annececile@dasfrauleinkompanie.com

Manager
Audrey Brooking – audrey@dasfrauleinkompanie.com
+ 32 489 75 77 52

Chargée de production
Marie Charrieau – marie@dasfrauleinkompanie.com
+32 492 50 47 44

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assistées d’Eva Dias
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INSTALLATION VIDEO

Dans STILL TOO SAD TO TELL YOU, une dizaine d’écrans vous invitent à une expérience intime où les larmes, en s’exposant, forment autant d’incitations à les recueillir.
Les visages se font scènes et paysages selon que les regards se brouillent, qu’une larme perle, que l’on fonde en larmes ou en sanglots, que l’on en verse un flot ou un torrent, qu’on les essuie ou les partage, en silence, par petits hoquets, soupirs profonds, cris stridents, courts ou longs, entrecoupés de mots, entiers ou partiels, que l’on étouffe ou qu’on se noie…

STILL TOO SAD TO TELL YOU, est directement inspiré de I am too sad to tell you (auto-portrait vidéo de l’artiste Bas Jan Ader). Tout en lui rendant hommage, Anne-Cécile Vandalem reprend son motif, presque cinq décennies plus tard, pour mieux déplacer le regard et démultiplier les angles d’approches. Elle nous propose une installation immersive constituée de plusieurs portraits -inconnus ou connus, femmes, hommes, enfants, comédiens et non comédiens, -autant de visages offerts et de larmes versées- pour interroger la dimension plastique de ce sujet, le plaisir des larmes et leur représentation.

STILL TOO SAD TO TELL YOU est le contre-point de TRISTESSES, la prochaine création de Das Fräulein (Kompanie). Alors que cette petite forme place le sujet sur le plan strictement individuel et dévoile la puissance esthétique des manifestations lacrymales solitaires, TRISTESSES oriente la thématique sur le champ public en plaçant le sujet au sein d’une communauté.

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PROJET NUMERIQUE

En 2013, alors qu’After The Walls (UTOPIA) est créé au théâtre et qu’ Anne-Cécile Vandalem achève la première phase de conception du projet DYSTOPIA, une suite d”événements inattendus surviennent, menant à l’annulation du projet.

La disparition soudaine de DYSTOPIA, laisse un vide auquel l’artiste travaille à trouver un sens. Rapidement une hypothèse s’empare d’elle : ce vide serait-il le résultat de la tabula rasa traitée dans UTOPIA ? La fiction serait-elle en train de rejoindre la réalité, de la dépasser allègrement, avec grandiose ?

Et Anne-Cécile de pousser plus loin l’hypothèse : et si la disparition deDYSTOPIA et l’effectivité de la tabula rasa étaient la preuve de la réalisation de la dystopie ?

Anne-Cécile Vandalem va alors confier les éléments de l’histoire à l’analyse de plusieurs spécialistes en leurs domaines (médium, analyste sportif, ingénieur astronome, ingénieure commerciale, juriste, commissaire de police, correctrice) afin qu’ils mettent à l’épreuve son hypothèse : l’incarnation de son sujet dans le réel et l’ accomplissement de la dystopie.

A la manière des Don Quichotte d’Orson Welles et de Terry Gilliam, de L’enfer de Clouzot ou du plus contemporain Epidemic de Lars Von Trier, Looking for DYSTOPIA replace l’artiste dans le contexte d’une impuissance quant au devenir de sa création, face à l’indéniable autonomie de toute oeuvre et à l’impossibilité de prédire la façon dont celle-ci s’incarnera.

En s’appuyant sur le principe d’autofiction, l’artiste détourne les contingences attenantes au réel pour reconfigurer l’histoire d’une oeuvre inachevée et démultiplier avec malice ses fins possibles. Rappelons que ce processus arrive tout juste au terme de la Trilogie des parenthèses ayant pour vocation de circonscrire, en trois spectacles, la façon dont les individus recourent à la fiction pour transcender la réalité.

Un processus qui, si l’on voulait croire qu’il n’a pas été prémédité, s’achève dans un ultime rebondissement…

www.lookingfordystopia.com

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Retenue prisonnière pendant vingt-sept ans dans le sous-sol de sa maison, une petite fille entreprend le récit de son enfermement, l’histoire d’une évasion…

Michel Dupont est une fable sonore. Dans une salle plongée dans la pénombre, le spectateur est invité à prendre place sur un coussin, à l’intérieur d’un cercle délimité par huit enceintes, en regard d’une maison miniature trônant au centre. La salle plonge doucement dans l’obscurité la plus totale et le spectateur est pris au coeur de l’histoire. Mêlant l’héritage du conte populaire et les témoignages de faits divers contemporains, le spectacle développe sous un angle nouveau une thématique chère à l’auteure : la force absolument nécessaire et vitale de l’imaginaire dans une situation d’interdit et d’enfermement.

C’est ainsi qu’il nous est offert d’entrer dans un univers sensoriel envoûtant où l’imaginaire de chacun prendra place à la croisée des chemins : une expérience physique, visuelle et sonore, collective et intime. Sculpté sur un récit tout en champs et hors-champs, offrant différents niveaux de narration et de multiples textures sonores, sous un éclairage oscillant entre rêve et veille, Michel Dupont nous guide et nous perd au cœur d’un royaume dont il nous faut investir le sens.

Non, le noir n’est pas noir. En quelques minutes à peine, l’oeil s’habitue à l’obscurité, perçoit des ombres, des nuances et les autres sens s’aiguisent. Telle l’écoute qui modifie la perception du récit. Nombreux sont donc ceux qui, dès 11h, viennent découvrir « Michel Dupont, réinventer le contraire du monde », sa nouvelle création, programmée à La Manufacture, haut lieu du Off d’Avignon. Et le bouche-à- oreille -forcément – fonctionne à merveille. Ils sont chaque jour un peu plus à se coucher dans le noir, en cercle, autour du donjon, pour se laisser envoûter par une fable sonore inédite.

La libre, Laurence Bertels, Juillet 2012.

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L’habituation est un phénomène psychologique qui consiste en une diminution graduelle de l’intensité ou de la fréquence d’apparition d’une réponse suite à la présentation répétée ou prolongée du stimulus l’ayant déclenchée.

L’allégorie de la grenouille est régulièrement employée pour définir ce concept : si l’on plonge une grenouille dans de l’eau bouillante, elle s’échappe aussitôt. Par contre, si on la plonge dans de l’eau froide progressivement portée à ébullition, elle manque de vigilance, s’engourdit peu à peu et finit par mourir, ébouillantée.

Dans un pavillon de banlieue, cuisine et salon en enfilade, la famille Sennes vit repliée sur elle-même. Alain, le père, découpe et emballe à domicile du saumon fumé pour une société norvégienne. Claudia, la mère, secrétaire dans un bureau d’assurances, s’accroche au cadre bien défini d’une réalité faite de contrats et de risques anticipés. Yvonne, la tante, est chauffeur de bus et tourne en boucle dans la ville. Stagnant dans cette inertie mortifère, la petite Anni promène le bocal de son poisson rouge et veille à ne pas faire trop de remous tandis que sa famille l’encourage à nourrir une chimère : un jour ils partiront en Norvège visiter l’entreprise de papa ! Le jour de son septième anniversaire, Anni décide de prendre les choses en main, déterminée à ne plus leur laisser le choix. Par le biais d’une vente aux enchères radiophonique, elle liquide l’existence de sa famille. Tout bascule.

Dans un long mouvement progressif, la nature envahit la maison. Les lianes glissent le long des murs, les fougères pénètrent le mobilier, le gazon recouvre le sol du salon. Bientôt, l’eau s’infiltre dans la cuisine. La nature s’impose et la famille lutte pour sa survie, contre le mouvement initié par l’enfant. L’esthétique bascule vers l’imaginaire. La parole cède sa place au signe. Une mutation s’opère : les hommes deviennent poissons, motif principal et récurrent de l’histoire. Le mouvement circulaire, ligne commune aux trajectoires des différents personnages, se brise. Dans ce nouveau monde, plus rien jamais ne tournera rond.

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